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COEUR ET DIABETE

Soumis par admin le Saturday, 3 October 2009Un Commentaire

COEUR ET DIABETE

Notre  cœur est l’organe d’affection et d’amour, il bat suivant les moments de joie et de réussite ou de malheur et d’échec ; même en dormant les battements du cœur suivent nos sentiments et nos rêves; il faut aussi aimer notre cœur comme il le mérite, et lui épargner les souffrances !! KM

Avec ce sujet « coeur et diabète » nous allons commencer à écrire au fur et à mesure des thémes sur les complications du diabète. L’objectif essentiel de ces sujets n’est pas de dramatiser, amplifier ou faire peur aux malades diabétiques ;  mais d’abord ’informer,  ensuite éduquer ( éducation sanitaire), et par la suite donner des conseils afin de prévenir, retarder ou freiner les  complications du diabète.

PHYSIOLOGIE DU CŒUR

Le coeur, situé derrière le sein gauche, est un muscle gros comme le poing chez l’adulte et pèse près de 300 grammes. Il fonctionne comme une pompe qui fait circuler 4 à 5 litres de sang dans tout l’organisme.

La contraction cardiaque permet l’injection du sang hors du coeur par les artères jusqu’aux organes ; le relâchement musculaire permet le remplissage du coeur par l’intermédiaire des veines. La prise du pouls (au niveau d’un poignet, au niveau du cou,…) permet de se faire une idée de la fonction cardiaque.

La fréquence cardiaque normale au repos est d’environ 70 à 75 battements par minute. Elle est plus lente chez l’homme que chez la femme, plus rapide chez l’enfant que chez l’adulte.
On parle de
tachycardie quand le pouls est rapide et de bradycardie quand le pouls est lent.

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Prévention des complications du diabète à Settat ( Maroc)

L’HYPERTENSION ARTERIELLE ( HTA )

ET DIABETE

La tension artérielle est la pression du sang qui circule dans les artères. Une personne qui a une pression trop élevée souffre d’hypertension. Le médecin prend la tension artérielle avec un tensiomètre.

la tension normale

La valeur de la pression artérielle est due à plusieurs facteurs : la pompe cardiaque (le ventricule gauche du coeur) qui envoie le sang dans les artères de la grande circulation, plus ou moins fort ; la paroi des artères qui est plus ou moins élastique ; le volume sanguin.

Quand le médecin prend la tension d’un patient, il donne 2 chiffres, ils sont tous les deux importants

Le chiffre le plus élevé correspond à la pression systolique artérielle, celle qui est créée par l’envoi du sang par le cœur (la systole), il ne doit pas dépasser 14 ; le chiffre le plus petit correspond à la pression diastolique, la pression qui règne dans les artères quand le cœur est dans sa phase de relâchement (la diastole), ce chiffre doit être inférieur à 9. Les médecins parlent plus volontiers en mmHg (mm de mercure) : 140/90 mmHg.

Quand tout est normal la tension artérielle chez l’adulte est donc inférieure à 14/9.

Il arrive, dans des conditions “normales” que les chiffres soient légèrement supérieurs : lors d’un stress en particulier au moment de la prise de la tension, c’est “l’effet blouse” blanche, mais aussi après un effort physique… la tension artérielle doit être prise au repos

Définition d’une hypertension artérielle chez un diabétique. Ces recommandations sont applicables aux diabétiques insulino-dépendants et non insulino-dépendants.


Pression artérielle systolique (mmHg) Pression artérielle diastolique (mmHg)
HTA permanente

> 160

> 90

Zone de vigilance

140 – 160

80 – 90

Valeurs normales

< 140

< 80

L’HYPERTENSION ARTERIELLE AVEC DIABETE :

*Dans l’étude Procam la prévalence de l’HTA chez le diabétique était de 50% .

Dans l’étude MRFIT (réalisée chez 350000 hommes âgés de 35 à 57 ans), la prévalence de l’HTA (TA > 160mmHg) était 3 fois plus fréquente chez le diabétique que chez le non diabétique .

*Dans l’étude UKPDS, 39% des diabétiques type II avaient une HTA > 160/90mmHg .

LES OBJECTIFS TENSIONNELS CHEZ LES DIABETIQUES :

La valeur de tension artérielle à partir de laquelle est définie une hypertension est de 130/80 mmHg, d’après les principales recommandations internationales

Contrôle tensionnel chez le diabétique :

-          L’étude UKPDS a prouvé l’effet bénéfique du contrôle tensionnel sur la macro angiopathie (atteinte du cerveau, cœur et des membres inférieurs) du diabétique type 2 .

-          En effet, baisser de 10mmHg la PA systolique et de 5mmHg la PA diastolique, jusqu’à 144/82 permet de réduire l’incidence de l’insuffisance cardiaque de 56% et la mortalité et la morbidité liées au diabète de 32% .

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RISQUES DE L’HYPERTENSION ARTERIELLE ET DU DIABETE :

1)  Insuffisance rénale terminale

2) Accident vasculaire cérébral avec paralysie de la moitié du corps

(hémiplégie)

3) Maladies cardiovasculaires ( maladie coronarienne, syndrome coronarien aigu )

4) Rétinopathie diabétique, glaucome ( augmentation de la pression des yeux)

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dépistage de l’hypertension artérielle

MALADIE CORONARIENNE ET DIABETE

( angine de poitrine – angor )

La maladie coronarienne ou angine de poitrine ou angor est une douleur qui signale une souffrance du cœur, car il manque d’oxygène. Le plus souvent c’est dû au fait que les artères coronaires qui alimentent le cœur, se « bouchent » partiellement à cause d’une plaque d’athérome.

L’angor correspond généralement à une première alerte cardiaque. C’est une maladie sérieuse qu’il faut explorer et qui nécessite souvent un traitement médical au long cours et le respect de certaines règles d’hygiène de vie.
L’angor est signe que le muscle cardiaque souffre d’une mauvaise irrigation et alors d’un manque d’oxygène, la douleur ne dure pas, elle cède au repos ; quand la maladie coronarienne est connue elle est soulagée par la prise de médicaments que le patient porte sur lui, ce sont des dérivés nitrés qu’ils font fondre sous la langue ou utilisent en spray.

Quand une artère coronarienne se bouche complètement, la douleur ne cessera pas, et ne sera pas  soulagée par la prise de dérivés nitrés : c’est le syndrome coronarien aigu  (l’infarctus du myocarde). Il faut se présenter à une unité de soins spécialisée sans tarder,

Le pronostic, et la survie dépendent du temps écoulé entre le début de la douleur et le démarrage des soins appropriés. Les 2 premières heures sont très importantes.

Chez le diabétique :

La douleur de l’angor ( souffrance du cœur mal irrigué par les artères coronaires) peut être insignifiante, atypique ou totalement absente. Parfois le diabétique se plaint simplement d’essoufflement soit à l’effort soit même au repos.

L’examen cardiologique avec ELECTROCARDIOGRAMME est obligatoire chaque année chez tous les diabétiques de type 2, et chez les diabétiques de type 1 ayant atteint l’âge adulte. En cas de besoin, le médecin peut demander une épreuve d’effort, voire même des explorations radiologiques ( coronarographie, scintigraphie, scanner….)pour visualiser les artères du cœur ( les coronaires), afin de déterminer dans quels endroits le passage du sang est rétréci ; et quels sont les traitements adéquats à suivre.

LE SYNDROME CORONARIEN AIGU ET DIABETE (L’INFARCTUS DE MYOCARDE)

le syndrome coronarien aigu (L’infarctus du myocarde) est dû à un arrêt de la vascularisation d’une partie du muscle cardiaque : une des artères coronaires (artères nourricières du cœur) se bouche à cause d’un thrombus, le muscle en aval de cette artère n’est plus irrigué, ne reçoit plus d’oxygène et évolue vers la nécrose si rien n’est entrepris dans les premières heures qui suivent.

La douleur thoracique est le signe majeur de l’infarctus du myocarde.

Dans la population générale, après un infarctus :

·          50 % de décés

·          50 % de survie, après rétablissement du passage du sang dans les artéres coronaires par dilatations ou revascularisation, et avec un traitement médical très lourd et très coûteux.

Les causes du syndrome coronarien aigu :

Le plus souvent il est dû à la présence de plaques d’athérome dans le cadre d’une athérosclérose ; ces plaques obstruent la lumière des artères et finissent par la boucher, elles peuvent se fendre et entraîner une agrégation des plaquettes et la formation d’un thrombus.

Athérosclérose, hypertension artérielle, tabagisme, obésité, diabète, sédentarité, tabac  sont souvent associés et intriqués, ils favorisent tous l’infarctus du myocarde.

Le stress qui entraîne une vasoconstriction des vaisseaux dont les vaisseaux coronariens n’arrange pas les choses.

Un effort physique qui demande une augmentation du débit cardiaque et donc une augmentation du travail cardiaque (donc augmentation de la consommation d’oxygène) et de sa vascularisation peut favoriser l’apparition d’un infarctus.

Il y a souvent une
prédisposition familiale ; toute douleur thoracique survenant chez un sujet dont un des parents a déjà fait un infarctus du myocarde ou a une angine de poitrine est suspecte.

Toute douleur thoracique évoquant un problème cardiaque, doit faire penser à l’infarctus du myocarde et contacter un service d’urgence.

Chez le diabétique :

La douleur est souvent absente, c’est la prévention qui est primordiale.

Le médecin traitant donne des conseils hygiéno-diététiques, des produits pour fluidifier le sang ‘ aspirine’, pour prévenir l’athérosclérose des artères du cœur, du cerveau, mais les diabétiques pensent que ces mesures et ces médicaments n’ont aucune utilité et les arrête.

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action de dépistage et de sensibilisation de l’hypertension artérielle et diabète par l’Association Marocaine de Cardiologie (AMCARD) et la Fédération Marocaine de Diabète à Casablanca

ANOMALIES LIPIDIQUES – CŒUR ET DIABETE

  • · Cholestérol total et LDL-cholestérol sont associés de manière curvilinéaire à l’augmentation du risque coronarien. Cette association est retrouvée de manière concordante dans toutes les grandes études ; Risque Relatif multiplié par 2 lorsque le cholestérol passe de 2 à 2.5g/l, multiplié par 3 entre 2.5 et 3 g/l.

  • · HDL-cholestérol : il permet le transport reverse du cholestérol et son élimination. Une augmentation du HDL-cholestérol de 0,01 g/l entraîne une diminution de 2% du risque coronarien ; à l’inverse un HDL-cholestérol < à 0.35 g/l doit être considéré comme un facteur de risque.

  • · Triglycérides : la relation entre triglycérides et risque coronarien existe, mais est largement dépendante de l’effet des autres facteurs de risque souvent associés (obésité, diabète, hypercholestérolémie, hypertension artérielle).

TABAC CŒUR ET DIABETE

  • · La fumée de tabac a un effet toxique directe sur l’endothélium artériel, l’oxydation des LDL et la production du NO, favorisant notamment le spasme coronaire.

  • · Le tabac est aussi un facteur thrombogène favorisant la libération du thromboxane A2 par les plaquettes et augmentant le taux de fibrinogène.

  • · La nicotine diminue le seuil de la fibrillation ventriculaire en cas d’infarctus du myocarde.

Impact du sevrage tabagique : le bénéfice est précoce et important

  • · dès la deuxième ou troisième année de sevrage, le risque coronarien ne diffère plus significativement de celui des non fumeurs et, en prévention secondaire, dès la première année après l’accident coronarien le risque est diminué de 50% environ.

  • · Le nombre de vies sauvées par l’arrêt du tabac est supérieur à celui que l’on peut espérer par correction d’une hypercholestérolémie ou d’une hypertension artérielle

LES RECOMMANDATIONS

- Toujours suivre les prescriptions du médecin traitant

- Les consultations pour le diabète, doivent être régulières ( 1 fois tous les 3 mois ) même si vous ne sentez rien. C’est comme une voiture, même si elle est neuve on doit lui faire un contrôle permanent et régulier, afin que son moteur, sa carrosserie, ses pneus, ses freins….soient toujours en bon état, et ne vous lâchent pas en cas de voyage long, dans les hauteurs des montagnes, et en été.

Mais, notre corps est plus fragile et nécessite beaucoup de soins et d’attentions.

Pour les diabétiques de type 2 :

-         Il faut faire un examen cardiologique 1 fois par an, s’il n y a pas de maladies cardiovasculaires ;

-         En cas de maladies cardiovasculaires, les consultations spécialisées  doivent être fréquentes.

-         Il ne faut pas sous estimer et arrêter les traitements qu’on vous donne :

  1. 1. pour fluidifier le sang ( l’aspirine en comprimés ou en sachets )
  2. 2. pour  abaisser le taux des lipides du sang
  3. 3. pour l’hypertension artérielle ( 1 médicament ou plusieurs produits)
  4. 4. pour améliorer la circulation des vaisseaux sanguins du cœur ( les dérivés nitrés ou autres produits )
  5. 5. autres traitements cardiovasculaires …………

Pour les diabétiques de type 1 :

Il n y’a pas de consensus.

Mais, c’est en fonction de l’ancienneté de la maladie et de l’âge du patient qu’on demande un examen cardiologique, et surtout s’il y’a atteinte des reins.

Il faut essayer d’adopter le chiffre gagnant pour une meilleure et bonne santé, et pour la prévention cardiovasculaire :

0 – 1 – 1 – 5 – 13 – 30

0 -  cigarette

1 – gramme de glycémie

1 – gramme de LDL cholestérol

5 – fruits et légumes par jour

13 – pression artérielle

30- minutes de marche par jour


Un Commentaire »

  • saloua a dit:

    en vous remercié tjr pour votre importance et votre aide et votre temps que vous donnez a cespatients diabetiques ( ma question docteur khlafa vous avez ecris dans votre guides qu il faut retarder ou frener les complications de diabete est ceque cela peu )toucher tous les malades diabetiques avec le temps et merci bcp notre docteur khlafa

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