LANTUS ET CANCER
LANTUS ET CANCER
RUMEUR OU REALITE ?
Il y’a quelques jours les diabétiques traités par insuline ou non, ont été bouleversés par des informations apparues dans plusieurs journaux concernant le rapport entre l’utilisation de l’insuline lantus et le cancer. Le malheur, les journaux en question n’ont pas cherché les vraies réponses auprès des différents experts en la matière, d’autre part, ils ont fait appel à des non- médecins pour donner des éclaircissements, et même proposer d’autres insulines pour traiter le diabète.
La majorité des diabétiques se sont posées la même question :
« y’a t’il un rapport entre lantus et cancer ? »
« faut il arrêter l’insuline lantus ou non ? »
« Y’a-t-il des insulines humaines et des insulines artificielles ou industrielles ? »
Voici des exemples des diabétiques qui suivent de très prés leur maladie et la gèrent très bien, qui suivent toutes les informations et les nouveautés dans le traitement du diabète, avec espoir et grande attention ; qui nous enrichissent avec leurs conseils et leurs expériences très riches sur le vécu du diabète , mais qui s’inquiètent des dernières informations :
bonsoir,
je vous remercie pour l intérêt que vous portez a notre cas et des conseils que vous nous donnez, non sans intérêt.
je vous prie de me conseiller sur la polémique au sujet de l utilisation de la lantus injectable. beaucoup de choses ont été dites mais seuls vos conseils m importent.
si ce sujet a été déjà débattu, permettez moi de le soulever.
en ce qui concerne l hygiène du diabétique, l attention doit être aussi franchement attirée sur celle du patient lui même avant de manier ses médicament et surtout veiller a stériliser les zones cutanées a injecter ou a traiter lors de la prise de l insuline par exemple.
encore une fois merci.
Rappel:
Depuis que les deux savants canadiens Banting et Best ont réussi à isoler le principe actif « L’INSULIJNE » du pancréas de l’animal en 1921, et l’ont injecté au jeune diabétique canadien, âgé à l’époque de 14 ans, ayant une glycémie à 5 grammes/litre, et qui était condamné à Mourir « Léonard Thompson », une nouvelle page de vie et d’espoir est née chez les diabétiques de type 1.
Mais, la recherche scientifique a continué à développer de nouvelles molécules d’insulines, plus pures, plus proches de l’insuline humaine, donc moins allergisantes, mais surtout pour :
- chercher un meilleur confort et autonomie du malade diabétique
- avoir un bon équilibre glycémique avec des hémoglobines glycosylées
( HBA1C) < 7 %
- diminuer ou retarder les complications du diabète : ( du cerveau, de l’œil, du cœur, du rein.. ), qui sont aussi très sévères, très coûteuses et peuvent être invalidantes
Voir chapitre : “Histoire de l’insuline“
INFORMATIONS – CONSEILS
1 ) Toutes les insulines actuelles dans le monde sont humaines. Seulement, il y’a les insulines anciennes, classiques,
Et il y’a les analogues d’insuline, les dernières insuline.
Pour plus de détails sur les insulines voir chapitre « LE TRAITEMENT PAR INSULINE ( pourquoi ? quand ? comment ? ) »
2 ) Chaque insuline suit un schéma précis;
Chaque diabétique nécessite un protocole individuel. Le médecin, c’est comme le tailleur, pour chaque malade qui a des mesures précises ( âge, poids, HBA1C, pression artérielle, ancienneté de la maladie, présence de facteurs risque cardiovasculaires…) il va confectionner un protocole précis avec une insuline,ou deux insulines données, ou association insuline comprimés…
3) les experts, les comités de pharmacovigilance, les associations scientifiques n’ont pas relevé un lien entre l’utilisation de lantus et le cancer.
Surtout il ne faut pas interrompre le traitement
par insuline lantus, ou suivre d’autres insulines
sans l’avis de votre médecin traitant.
La Fédération Marocaine de Diabète, représentante officielle des diabétiques au Maroc, qui défend non seulement les intérêts des diabétiques mais diffuse à l’échelle de la plupart des villages et des villes l’éducation et l’enseignement diabétique pour la prévention des complications du diabète, est en contact permanent
- avec : la SMEDIAN ‘ Société Marocaine d’Endocrinologie Diabétologie et Maladies Métaboliques ‘ , qui suit de très prés toutes les données internationales concernant tous les produits impliqués dans le traitement du diabète ;
LES DIFFERENTS COMMUNIQUES QUI RECOMMANDENT DE NE PAS INTERROMPRE LE TRAITEMENT PAR LANTUS :
Sanofi-aventis confirme la bonne
tolérance de Lantus®
Paris, France – Le 26 Juin 2009 –
Sanofi-aventis (EURONEXT: SAN et NYSE: SNY) vient d’être informé de données issues de quatre registres fondées sur le suivi rétrospectif de patients diabétiques. Les résultats de ces analyses ne permettent pas de conclure à une quelconque relation de causalité entre le traitement par Lantus® (insuline glargine) et la survenue de tumeurs cancéreuses, ainsi que le soulignent les auteurs.
Les études cliniques, qui constituent la référence méthodologique, n’ont pas démontré d’association entre l’insuline glargine et la survenue de cancer.
« Sanofi-aventis, du fait des données cliniques solides générées auprès de plus de
70 000 patients et des résultats de pharmacovigilance fondés sur une exposition de plus de 24 millions d’années-patients depuis la commercialisation du produit confirment la bonne tolérance du produit », déclare Jean-Pierre Lehner, Chief Medical Officer, sanofi-aventis. « Nous considérons que les résultats de ces registres sont non concluants.»
La sécurité des patients est le souci primordial de sanofi-aventis. Le groupe continuera de surveiller rigoureusement la sécurité de Lantus® en étroite collaboration avec les autorités de santé et les experts scientifiques.
A propos de Lantus® et de Lantus® SoloSTAR®
Lantus® est indiqué en administration sous-cutanée une fois par jour pour le traitement des diabétiques adultes de type 2 qui requièrent une insuline basale (à longue durée d’action) pour le contrôle de l’hyperglycémie ainsi que chez les patients adultes et pédiatriques (enfants de plus de 6 ans) présentant un diabète de type 1.
Lantus® a démontré un profil de concentration constant sans pic
d’action, lent et prolongé sur 24 heures, ce qui réduit le risque de l’hypoglycémie et permet d’avoir une bonne efficacité constante sur 24 heures. Lantus® est l’insuline la plus prescrite dans le monde.
Lantus® ne doit pas être diluée ou mélangée à d’autres insulines ou solutions. L’effet secondaire de l’insuline le plus fréquent, y compris de Lantus® est l’hypoglycémie, qui peut être grave. D’autres effets secondaires possibles peuvent inclure des réactions au niveau du site d’injection, y compris des changements au niveau du tissu adipeux du site d’injection ainsi que des réactions allergiques, y compris le prurit et l’éruption cutanée. Dans des cas rares, quelques réactions allergiques peuvent être la menace pour la vie.
Lantus® SoloSTAR® est un stylo non rechargeable crée spécialement pour Lantus®, facile à utiliser et l’apprentissage de son utilisation est rapide. Avec Lantus® SoloSTAR® le patient n’est plus obligé de changer de cartouches.
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A propos du diabète
Le diabète est une maladie chronique très répandue caractérisée par l’absence de production d’insuline par l’organisme ou par une utilisation incorrecte de l’insuline, l’hormone nécessaire au transport du glucose (sucre) du sang vers les cellules de l’organisme destiné à leur fournir l’énergie.
Plus de 230 millions de personnes dans le monde sont atteintes de cette maladie, et ce chiffre devrait croître pour atteindre 350 millions de personnes d’ici 20 ans. Aux Etats-Unis, près de 24 millions de personnes souffrent de diabète, dont 5,7 millions restent non diagnostiquées. Par ailleurs, environ 40 % des personnes diagnostiquées n’atteignent pas la valeur cible d’HbA1c < 7 % recommandée par l’ADA. Le dosage de l’HbA1c mesure les taux moyens de glucose sanguin au cours de la période des 2 à 3 mois précédents.
A propos de sanofi-aventis
Sanofi-aventis est un leader mondial de l’industrie pharmaceutique qui recherche, développe et diffuse des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie de chacun. Le Groupe est coté en bourse à
Paris (EURONEXT: SAN) et à New York (NYSE : SNY).
Communiqué de presse Afssaps
Risque potentiel de cancer associé à la prise de Lantus/Optisulin (insuline glargine) –
Communiqué 29/06/2009
La revue Diabetologia vient de publier 4 études ayant évalué un possible lien entre la prise d’analogues de l’insuline notamment la glargine et le risque de cancer. L’Agence européenne des médicaments (EMEA), procède à l’analyse approfondie de ces données. Dans l’attente des résultats, et compte tenu de données discordantes voire contradictoires entre ces études, aucune conclusion ne peut être apportée. L’EMEA et l’Afssaps recommandent aux patients de ne pas interrompre leur traitement.
L’insuline glargine est autorisée dans l’Union européenne depuis le 9 juin 2000. Deux
médicaments, Lantus® et Optisulin®, sont commercialisés par Sanofi-Aventis. Cette insuline est indiquée dans le traitement du diabète sucré nécessitant un traitement par insuline chez l’adulte, l’adolescent et l’enfant de plus de 6 ans. L’insuline glargine est un analogue de l’insuline humaine, mais à la différence de celle-ci, elle est absorbée plus lentement et plus régulièrement par l’organisme après injection et sa durée d’action est plus longue. Disponible uniquement sur prescription médicale, l’insuline glargine dispose d’une AMM européenne centralisée. Elle est commercialisée dans les 27 pays de l’Union européenne. En France, environ 300 000 personnes diabétiques sont traitées avec de l’insuline glargine
L’Agence européenne des médicaments (EMEA) a été informée le 29 mai 2009, lors d’une présentation orale par une équipe d’investigateurs, de la prochaine publication de 4 études sur le suivi rétrospectif de patients diabétiques.
Ces études rendues publiques le 26 juin 2009 dans la revue Diabetologia, suggèrent pour deux d’entre elles un lien possible entre l’administration d’insuline glargine en monothérapie et le développement d’un cancer du sein : une étude réalisée sur le registre suédois des personnes diabétiques, conduite sur plus de 100 000 patients, et l’autre sur le registre écossais des personnes diabétiques, comprenant environ 50 000 patients.
Une troisième étude allemande de cohorte réalisée à partir des données de remboursement, et incluant plus de 120 000 patients, retrouve une augmentation du risque de cancer (dont la nature n’est pas renseignée) avec toutes les insulines. Pour la glargine, cette augmentation du risque est en rapport avec la dose administrée.
Enfin une quatrième étude réalisée sur la base THIN au Royaume Uni ne montre pas
d’augmentation du risque pour des cancers tels que sein, pancreas, colo-rectal et prostate.
A ce stade, le lien entre la prise de ce médicament et l’augmentation du risque de cancer ne peut faire l’objet d’aucune conclusion définitive.
L’Agence européenne des médicaments (EMEA) poursuit l’évaluation des résultats de ces études et de toutes les données disponibles dans la littérature, ainsi que celles apportées par le laboratoire Sanofi-Aventis sur le profil de risque de l’insuline glargine. Plusieurs points feront l’objet d’une analyse approfondie notamment le rapport avec la dose administrée, la durée des études et le rôle des autres facteurs de risque du cancer du sein et d’autres cancers (âge, tabac, indice de masse corporel…)
Dans l’attente des résultats de l’évaluation, l’Afssaps recommande de poursuivre son traitement par insuline et met en garde les patients contre toute modification de traitement sans avis médical.
Contacts presse : Elise Hatinguais ( 01 55 87 30 33 / Magali Rodde – ( 01 55 87 30 22 /
Communiqué du Ministére de la Santé ( Maroc ) :
Au sujet de l’Insuline LANTUS® et du Di-antalvic®
Au sujet de l’Insuline type Glargine commercialisée sous le Nom LANTUS®
Plusieurs quotidiens de la presse nationale se sont relayé une information sur les résultats de quatre études publiées dans la revue « Diabetologia » dont certaines faisaient part d’un lien probable entre l’utilisation d’un analogue de l’Insuline, commercialisé sous le nom LANTUS® et un risque de cancer.
L’Agence européenne des médicaments (EMEA) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), autorités sanitaires de référence en matière de sécurité des médicaments, procèdent à la vérification des résultats de ces études.
A ce stade, les deux agences ne formulent aucune conclusion scientifiquement établie quant à l’augmentation du risque de cancer chez les diabétiques utilisateurs de ce produit.
A ce jour, aucun pays n’a décidé le retrait des Insuline Glargine, dont le LANTUS®.
Outre le dispositif de pharmacovigilance dont dispose le Ministère de la Santé et qui permet le suivi des effets indésirables des médicaments notifiés par les médecins, le Ministère suit de prés les résultats des études ordonnées par les autorités sanitaires européennes et prendra, en temps opportun, les mesures nécessaires à la protection de la santé des patients traités à l’Insuline.
Au sujet des médicaments a base de Dextropropoxyphène/Paracétamol dont le Di-Antalvic® et génériques
L’Agence européenne des médicaments (EMEA) a lancé une mise en garde concernant les risques liés à l’utilisation abusive de spécialités pharmaceutiques à base de Dextropropoxyphène et de Paracétamol dont le Di-Antalvic® et ses génériques.
Afin d’apporter l’éclairage nécessaire sur ces données, le Ministère de la Santé a diligenté la commission de pharmacovigilance qui, sur la base des données scientifiques les plus récentes et des données émanant du système national de pharmacovigilance conclu que l’usage de cette spécialité pharmaceutique ne présente aucun risque sur la santé des patients dans les conditions normales d’utilisation respectant les prescriptions médicales.
Par ailleurs et en vue d’harmoniser le dispositif de sécurité des médicaments avec le dispositif européen auquel le Maroc fait référence, le Ministère de la Santé a aussi décidé le retrait progressif des spécialités pharmaceutiques contenant du Dextropropoxyphène dans un délai d’un an, afin de préparer le passage aux alternatives thérapeutiques.
L’association Dextropropoxyphène / Paracétamol est un médicament prescrit pour le traitement de la douleur, réservé uniquement à l’adulte et ne peut être délivré que sur ordonnance médicale. La posologie recommandée est de 4 gélules par jour sans jamais dépasser 6 gélules par jour.
Il faut noter que la commercialisation des médicaments au Maroc est assujettie à une procédure d’Autorisation de Mise sur le Marché (connue par le sigle AMM) délivrée par le Ministère de la Santé avant toute commercialisation. Ces AMM veillent au respect strict des conditions de sécurité et prennent en compte les dernières données médicales et pharmacologiques validées au niveau international.
Mohammedia : 30 juin 2009
COMMUNIQUE DE LA FMD CONCERNANT
L’INSULINE LANTUS ET CANCER
( pour les Associations de Diabète )
La Fédération Marocaine de Diabète, organisation à caractère médical, humain et social, ayant pour objectif principal une meilleure prise en charge du diabète au Maroc, suit avec très grande attention les dernières informations concernant la relation entre l’insuline Lantus et le cancer, tout en ayant un contact permanent et direct avec la SMEDIAN ( Société Marocaine d’Endocrinologie Diabétologie et Maladies Nutritionnelles).
D’une part :
1 ) Les communiqués ont été écrits dans une revue très scientifique « Diabétologia », qui est le site de « l’Association Européenne de l’Etude sur le diabète – EASD ), après accord du Pr. Edwin gale ( rédacteur en chef de Diabètologia) et du Pr. Ulf Smith ( président de l’EASD )
2 ) les conclusions de 3 études différentes , mettent une relation entre lantus et cancer :
L’institut allemand d’évaluation de la qualité et du rapport coût-efficacité des médicaments ( IQWIG ) – avec 127 031 diabétiques L’étude suédoise avec 114 841 diabétiques. L’étude écossaise avec 49 197 diabétiques Par contre la 4ème étude britannique ne relève pas d’augmentation du risque de cancer avec lantus, étude faite avec 10 067 diabétiques
D’autre part :
Toutes les sociétés et organismes scientifiques, les experts en diabètologie et les associations de diabète ont une position commune : ils recommandent aux malades de ne pas interrompre leur traitement par lantus.
1 ) D’après le communiqué de l’Afssaps ( Agence Française de Sécurité Sanitaire et de Produits de Santé) du 29 juin 2009 :
Etant donné que l’agence européenne des médicaments ( EMEA ) procède actuellement à l’analyse approfondie de ces données ; et que les données sont contradictoires, aucune conclusion ne peut être apportée, et l’Afssaps recommande aux diabétiques de ne pas arrêter leur traitement.
On rappelle que l’Affssaps retire tous les produits alimentaires ou pharmaceutiques susceptibles de nuire à la santé.
2 ) lecommuniqué de l’AFD ( Association Française de Diabète )
3 ) le communiqué de l’ADA ( Association Américaine de Diabète)
4 ) le communiqué du Ministére de la Santé du Maroc
5 ) le communiqué de la SMEDIAN ( Société marocaine d’Endocrinologie Diabétologie et Maladies Nutritionnelles
6 ) le communiqué de l’ALFEDIAM ( Association de Langue Française pour l’Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques )
7 ) le communiqué de la F D A ( Federal Drug Administration – Autorité Sanitaire Américaine )
Aussi : la Fédération Marocaine de Diabète
conseille les associations de diabète :
- Surtout à rassurer les diabétiques, car il y’a une très grande amplification médiatique, et les patients pensent que « lantus peut donner le cancer » !
- Au Marot les médecins n’ont pas remarqué jusqu’à maintenant une relation directe entre lantus et cancer, car l’expérience marocaine avec lantus est ancienne et aussi très importante.
- Les patients déjâ sous lantus, ils peuvent continuer leur insuline. Pour toute information complémentaire, il faut s’adresser au médecin traitant.
- Surtout, nous vous conseillons à ne pas procéder à la modification de lantus par une autre insuline sans avis médical. Chaque insuline suit un schéma thérapeutique précis, pour un malade précis.
- LE MINISTERE DE LA SANTE , La FMD et la SMEDIAN suivent de très prés toutes les données à ce sujet, et apporteront les informations nécessaires au fur et à mesure.
Pour plus de détails : visiter le site www.lediabete.net
Président de la F M D
Dr Khlafa Mohamed
COMMUNIQUE DE PRESSE de l’AFD ( Association Française des Diabètiques )
ANALOGUES DE L’INSULINE ET RISQUE DE CANCERS
Paris – 30 juin 2009 L’Association Française des Diabétiques est au courant des publications récentes de la revue médicale Diabetologia sur le risque potentiel de cancers associés à la prise de Lantus/optisulin (insuline glargine) et ne peut rester sans réagir officiellement.
Mais l’AFD n’a pas la compétence pour répondre scientifiquement aux interrogations que légitimement les patients se posent.
Cependant l’AFD partage l’analyse que fait l’Agence Française de Sécurité Sanitaire et de Santé (AFSSAPS) et l’Agence Européenne des Médicaments (l’EMEA) sur les résultats de ces études.
Dans son communiqué de presse, l’AFSSAPS précise : « La revue Diabetologia vient de publier 4 études ayant évalué un possible lien entre la prise d’analogues de l’insuline notamment la glargine et le risque de cancer. L’Agence Européenne des Médicaments (EMEA), procède à l’analyse approfondie de ces données. Dans l’attente des résultats, et compte tenu de données discordantes voire contradictoires entre ces études, aucune conclusion ne peut être apportée.
L’EMEA et l’AFSSAPS recommandent aux patients de ne pas interrompre leur traitement sans avis médical. ».
L’AFD ne peut que partager ces recommandations !
Renseignements : 01 40 09 24 25 / email afd@afd.asso.fr
Plus d’infos sur notre site Internet : www.afd.asso.fr
Contact presse : Christiane Veiniere – 01 40 09 68 57- c.veiniere@afd.asso.fr
Cdi
RECOMMANDATIONS DE L’ADA
( Association des Diabètiques Américains )
L’American Diabetes Association (ADA) et les autorités sanitaires françaises par la voix de l’AFSSAPS (comme l’indique Le Monde, l’un des principaux quotidien français) ont fait savoir que les résultats des quatre études de registres étaient non concluantes et conflictuelles. L’ADA recommande aux patients américains de ne pas arrêter de prendre Lantus® et met en garde contre une réaction excessive. L’AFSSAPS a également indiqué que les patients traités avec ce médicament doivent continuer à suivre leur traitement.
Communiqué de Presse de la Société Marocaine D’Endocrinologie, Diabétologie & Nutrition (Smedian)
Risque potentiel de cancer associé à la prise de l’insuline Lantus (glargine):
La revue Diabétologia a publié 4 études ayant évalué un lien possible entre l’insuline glargine et le risque de cancer.
Les résultats de ces études sont discordants voire contradictoires. Par conséquent, aucune conclusion ne peut être tirée.
L’agence européenne des médicaments (EMEA), l’agence française de sécurité sanitaire (AFSSAPS) et l’agence américaine (FDA) recommandent aux patients de ne pas arrêter leur traitement.
La Société Marocaine d’ Endocrinologie Diabétologie et Nutrition (SMEDIAN) recommande aux patients sous insuline glargine (lantus) de ne pas arrêter ni modifier leur traitement sans avis médical.
La SMEDIAN continue de suivre de près tous les développements de ce dossier.
Communiqué de presse Paris, le 3 juillet 2009
La Société Francophone du Diabète (Alfediam)
recommande aux patients diabétiques de poursuivre
leur traitement par insuline
En accord avec les conclusions rendues par l’Agence Européenne du
Médicament (EMA), l’American Diabetes Association (ADA), la Food & Drug Administration (FDA) et l’AFSSAPS.
Les études publiées récemment sur l’évaluation d’un lien possible entre la prise d’analogues de l’insuline et le risque de cancer ont entraîné une confusion, des interrogations et des inquiétudes parmi les patients diabétiques et les médecins qui les suivent. Au regard de résultats discordants et de la nécessité d’attendre des analyses approfondies, la Société Francophone du Diabète (Alfediam) recommande à tous les patients diabétiques de poursuivre leur traitement. Elle souligne les dangers d’une modification du traitement sans avis médical.
Les analogues lents de l’insuline : une efficacité prouvée
Les analogues de l’insuline dits lents sont injectés une fois par jour, puisqu’ils
bénéficient d’une action de longue durée. Ce type d’insuline, dont fait partie la
glargine (Lantus®), a considérablement amélioré l’équilibre glycémique et la
qualité de vie des patients diabétiques de type 1, en réduisant notamment de
manière significative les risques d’hypoglycémie. C’est d’ailleurs pour cette
propriété qu’elle est également prescrite à des patients diabétiques de type 2.
L’hypoglycémie doit faire l’objet d’une prévention rigoureuse lorsqu’on s’attache à mieux contrôler la glycémie. En effet, dans le diabète de type 2, l’étude récente « Veterans » a montré que les risques cardiovasculaires sont multipliés par 4 s’il y a survenue d’hypoglycémies chez les patients diabétiques de type 2.
Le maintien de l’équilibre glycémique est donc essentiel. Les patients, s’ils
souhaitent modifier leur traitement, doivent impérativement prendre conseil
auprès de leur médecin afin de bénéficier d’un suivi très rapproché pendant la
mise en place d’un autre traitement par insuline qui peut représenter une
alternative à la Lantus à la condition d’une adaptation nouvelle des doses, voire du nombre d’injections et d’une surveillance glycémique étroite. Un risque de déséquilibre glycémique majeur existe en effet lors de changements importants d’un schéma insulinique chez tout diabétique recevant de l’insuline. Cette recommandation s’applique plus encore aux diabétiques de type 1.
L’avis d’un spécialiste du diabète peut s’avérer particulièrement opportun en de pareilles circonstances. En effet, le choix d’une insuline appropriée doit être
individualisé en fonction du type de diabète, de l’âge, de l’évolution du poids et du danger que font courir les hypoglycémies en regard du risque cardiovasculaire.
Ainsi, la balance bénéfices/risques d’une insuline diffère selon les patients.
Des résultats d’étude discordants à approfondir
4 études menées en Europe sur le relevé de registres ont étudié le lien entre
insuline et cancer. Ces registres regardent a postériori ce qui est survenu chez des personnes traitées par un médicament donné. Ils fournissent des informations qui seront ensuite confirmées ou non par des études plus poussées. Les résultats discordants ne permettent pas pour l’instant d’établir un lien avéré. Seules les analyses approfondies demandées par l’Agence Européenne du Médicament et la FDA (agence américaine) permettront d’affirmer ou d’infirmer ce lien. Ces informations devraient être obtenues dans les prochains mois afin d’éclairer les patients et médecins sur la réalité ou non de ce risque.
A ce stade, deux études ont démontré un impact significatif :
- En Suède, un lien entre cancer du sein et insuline a été établi avec une
augmentation du risque lié à la Lantus lorsqu’elle est utilisée seule. Cette
élévation n’est curieusement plus retrouvée quand la Lantus est associée à
d’autres insulines. Aucun impact n’est retrouvé pour les autres cancers.
En Allemagne, un lien a été également établi : augmentation du risque de
cancer sans précision sur le type de cancer, en relation avec les doses
administrées.
Au contraire deux autres études n’ont pas démontré d’impact
significatif :
- En Ecosse, le risque n’atteint pas un niveau significatif, ce qui laisse la
possibilité d’évoquer l’implication d’autres causes d’autant que la
combinaison de l’insuline glargine aux autres insulines réduit légèrement le
risque de cancer du sein.
- En Angleterre, aucun lien n’a été retenu entre insuline glargine et cancer du
sein, du colon ou de la prostate. Toutes les insulines, et même les
sulfamides hypoglycémiants augmentent un peu le risque alors que la
metformine le réduit, y compris lorsqu’elle est associée à l’insuline.
La durée de suivi des patients dans ces 4 études est plus courte que celle
généralement considérée comme étant nécessaire à l’évaluation des risques de
cancer en rapport avec un médicament.
Ces études n’apportent aucune information sur l’autre analogue long, détémir
(LevemirÒ)
Des liens déjà établis entre cancer du sein et obésité,
L’obésité est un déterminant important du diabète de type 2.
La population de diabétiques traitée par insuline ou non a déjà fait l’objet de
nombreuses études sur le risque de développer des cancers du sein.
Indépendamment du poids, être diabétique de type 2 accroît de 20 % le risque d’avoir un cancer du sein après la ménopause. Ce risque n’est pas repéré dans le diabète de type 1.
Par ailleurs, l’étude WHI (2002) a démontré que les femmes obèses pouvaient avoir plus de 2 fois plus de risques de développer un cancer du sein que les autres femmes après la ménopause. On sait que parmi les femmes diabétiques de type 2, 38 % sont obèses et que 80 % d’entre elles sont en surpoids. Une prise de poids de 20 kg, de même que l’obésité abdominale, accroît le risque de cancer du sein chez les femmes après la ménopause. Cela incite à une particulière vigilance dans le dépistage de tumeurs, de surcroît plus difficiles à déceler, chez les obèses, diabétiques ou non.
L’obésité, le surpoids et l’âge semblent donc être des facteurs déterminants essentiels à prendre en compte dans l’analyse des éléments favorisant la survenue de cancer. Puisque justement les patients diabétiques traités par Lantus ont en moyenne, dans ces études, un poids plus élevé et un âge plus avancé, ces deux facteurs pourraient donc avoir contribué au risque plus élevé de cancer retrouvé dans certains registres.
D’autres études seront donc nécessaires pour progresser dans la compréhension de cette importante question. La Société Francophone du Diabète (ALFEDIAM) continuera donc à vous informer à ce propos.
Contacts presse
Pr. Serge Halimi, Président de la SFD – secretariat@alfediam.org
Pr. Jacques Bringer, Vice Président de la SFD – secretariat@alfediam.org
Nathalie Poujol – 01 56 03 12 49 – npoujol@i-e.fr
A propos de la Société Francophone du Diabète
La Société Francophone du Diabète est une société savante. Elle vise à favoriser la recherche diabétologique, améliorer la qualité des soins délivrés aux diabétiques et diffuser les connaissances sur le diabète.
COMMUNIQUE DE LA FDA
( FEDERAL DRUG ADMINISTRATION – Agence Sanitaire Américaine )
COMMUNIQUE SUR LA SAFETY DE LANTUS (INSULINE GLARGINE)
1er Juillet 2009
La FDA a été informée de quatre études observationnelles récemment publiée ayant évalué l’utilisation de Lantus (insuline glargine) et un possible risque de cancer chez les patients diabétiques. Trois études sur quatre suggèrent un risque accru de cancer lié à l’utilisation de Lantus.
Sur la base des données actuellement disponibles, la FDA recommande aux patients de ne pas interrompre leur traitement par insuline sans consulter un médecin, dans la mesure où le taux non controlé de glycémie peut avoir des effets indésirables graves immédiats et à long terme.
Les patients doivent également consulter leur médecin s’ils ont des inquiétudes à propos des médicaments qu’ils prennent.
Comme l’insuline humaine, l’insuline glargine est utilisée pour contrôler la glycémie chez les patients diabétiques de type 1 et 2. L’insuline glargine cependant est une forme modifiée de l’insuline humaine (un analogue) qui permet de contrôler la glycémie dans le sang sur une longue période de temps (insuline de longue durée d’action). L’insuline glargine est approuvée pour une seule prise par injection sous cutanée.
Les quatre études observationnelles ont évalué d’importantes bases de données et ont toutes montré un certain niveau d’association entre l’utilisation de l’insuline glargine, ainsi que d’autres insulines, et différents types de cancer. La durée de suivi des patients dans les 4 bases était plus courte que la durée généralement considérée comme nécessaire pour évaluer le risque de cancer lié à la prise de médicaments. De plus, des incohérences existent dans les données intra études et entre les études individuelles qui font s’interroger sur est ce que l’association entre l’utilisation de l’insuline glargine et cancer existe réellement. Enfin, il existe des différences des caractéristiques des patients en fonction des groupes de traitement qui pourraient avoir contribué à cette observation de risque accru de cancer.
La FDA analyse actuellement toutes les données de tolérances liées à Lantus provenant de différentes sources, incluant les études observationnelles récemment publiées ainsi que les données des essais cliniques contrôlés, achevés et en cours, afin de mieux appréhender l’éventuel lien entre cancer et utilisation de Lantus.
Les discussions sont actuellement en cours entre la FDA et le laboratoire commercialisant Lantus afin d’évaluer si de nouvelles études évaluant la tolérance et l’efficacité de ce médicament doivent être mise en place.
La FDA communiquera les résultats de cette synthèse au public au fur et à mesure.
La FDA encourage à la fois les professionnels de santé et les patients à notifier les Effets Indésirables chez les patients traités par insuline glargine auprès du Registre « FDA’s MedWatch Adverse Event Reporting Program »


je vous remercie pour l intérêt que vous portez a notre maladie
je suis tres interessé et je veux vous dire que j’utilise lantus
quelle effet peuvent produire ?
est ce qu’elle est meilleure que les audre traitment d’insuline?
je vous remercie beaucoup pour les conseils et J’espère que tout les diabetiques visit se site incha alah bon chance a vous et atout les diabetiques .
bonjour,
J’ai un stock d’insuline Lantus pour stylo optipen pro 1 qui expirera en novembre 2009
si vous l’utilisez comme moi contacter moi par mail sur soutaina@yahoo.fr je vous l’offre gratuitement
NB: je suis sur casablanca.
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INSULINE SOUS CUTANEE TECHNIQUE et SITES D’INJECTION
INSULINE SOUS CUTANEE
TECHNIQUE et SITES D’INJECTION
A / TECHNIQUE D’INJECTION D’INSULINE
DEFINITION DE LA TECHNIQUE :
C’est l’injection de l’insuline sous la peau à l’aide d’une seringue, pour être absorbée de façon rapide ou lente, afin de maintenir un …
SPORT ET ALIMENTATION »
COMMENT REDUIRE LE CHOLESTEROL ET LES TRIGLYCERIDES
COMMENT REDUIRE
LE CHOLESTEROL ET LES TRIGLYCERIDES
Pour les diabétiques, l’ennemi alimentaire ce n’est pas les sucreries, mais les lipides, surtout les lipides saturés (d’origine animale) qui favorisent les atteintes cardiovasculaires.
A / POURQUOI FAUT IL REDUIRE LE …
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